Sur une sonorité nouvelle

La musique d´ordre classique

Voici un court résumé d´ un travail avec lequel un musicien traditionnel s´est occupé pendant environ 30 ans, après que l´on a mis en scène et découvert une nouvelle “musique” que l´on pourrait appeler musique électronique. On peut cependant se poser la question, s´il s´ agit vraiment d´une musique appartenant à la tradition et à une histoire d´environ deux siècles. Cette musique d´ordre classique est bien connue, venant de l´ imagination humaine qui a séparé les sons dans l´ espace et dans le temps. Par la suite l´homme  a créé un système de 12 tons qui peuvent être combinés à l´intérieur d´un ordre classifié avec des règles fixes. C´est une construction de l´esprit et du cerveau humain qui n´a pas d´ ordre naturel, car il ne s´agit pas d´un ordre naturel. Ce système permet de créer des œuvres utilisant cet ordre  immanent. Tout a été fixé pendant des siècles, p.ex. le mode dorian. Aucune modification n´a été faite depuis les considérations sur la musique chez les Grecs ou p.ex. la progression des accords dans la soi-disante tonalité.

Le miracle de l´ électricité oscillante

La présentation  sur mon site offre un autre modèle possible suite à la découverte de sonorités électroniques générées par des circuits électriques datant de 30 ans. On peut parler d´un miracle étant donné que l´électricité oscillante peut parfaitement sonner et possède la capacité d´être combinée sous des formes écoutables et infinies. La combinaison naturelle - soit par des voix ou des instruments classiques - est seulement additive. Par contre, l´ électricité oscillante peut être combinée d´une autre manière, l´exemple frappant et révélateur en est la soi-disante modulation des fréquences. Cette combinaison se réfère à un processus mathématique qui s´appelle multiplicatif. On peut se demander si ce mélange est chimique et renfermant un certain mystère.

Qu´est-ce la musique et à quoi sert-elle?

Pour conclure: Selon l´opinion de l´auteur de cet article, il y a un fossé, un clivage entre la musique traditionnelle et la sonorité nouvelle. Il est évident que l´ écoute des oscillations électriques peut devenir même pour l´auditeur averti bouleversante et déconcertante.

Le point culminant de ces réflexions se déroulant pendant la réflexion, a pour point de départ deux questions fondamentales: Qu´est-ce la musique et à quoi sert-elle? Il y a une simple réponse: Elle veut distraire et transmettre un message, surtout si cette musique se combine avec le langage, cela veut dire le chant accompagné d´ un texte.

La musique électronique nous offre un autre accès, le chemin de la connaissance, de la science et de l´entendement des choses. On peut y découvrir les secrets de la nature des sons avec leurs possibilités de créativité infinies. Ce qui va s´effacer, c´est la distraction et la flatterie de l´oreille. On ne peut non pas écouter la musique électronique avec »l´œil de l´esprit », puisque cette sonorité ne possède pas de spiritualité, mais on doit toujours découvrir les nouveautés et les possibilités infinies de la matière. On trouve dans cette sonorité les éléments d´une réalité purement sonore, p.ex. l´onde qui s´appelle  »sinusoïdale ». En effet, toute la sonorité - y compris la musique traditionnelle - se compose de ces oscillations mélées et superposées dans une composition ou quelquefois par hasard. À la suite, le compositeur électronique peut décomposer la sonorité donnée et il peut ensuite la recomposer avec ses moyens élémentaires et peut alors former une nouvelle figuration.

Une sonorité « physicogène »

La musique traditionnelle montre un monde ordonné et parfait, donné par les dieux, comme ont déjà dit les Grecs. La conséquence en est une parfaite satisfaction et une jouissance des sentiments - ce que l ´homme exige normalement de la musique. La musique électronique ouvre un domaine d´une sonorité infinie et fournit un matériel indéfinissable et par la suite crée à l´ écouteur une insécurité, mais cependant à la fois créative et autonome. La musique traditionnelle exige des interprètes humains, par contre la musique électronique offre des possibilités d´une productivité riche.

Pour en finir, une question se pose: Est-ce que l´homme est sur terre pour se distraire et se libérer de l´ennui ou pour chercher les vérités naturelles du monde sonore qui s´offrent par des moyens décrits plus haut et quelque peu expliqués par l´auteur de cet article. La musique électronique montre une vérité naturelle, la musique traditionnelle offre par contre une satisfaction culturelle et sensitive. L´auteur a inventé un terme nouveau pour décrire ses productions ici données à destination des écouteurs intéressés. Ce terme s´appelle «la sonorité physicogène». L´auteur espère que ce mot va s´avérer juste pour l´ écouteur bienveillant de cette une nouvelle musique.

La musique rencontre la physique

Des premières réflexions

Voici encore une fois une réflexion sur une soi-disant musique électronique, une réflexion étant un mélange entre subjectivité et une certaine objectivité. En suivant la pensée donnée, l´on peut se demander, si la musique électronique possède une objectivité ou si elle est par elle-même seulement objective éliminant le propre de l´homme.
L´auteur veut et doit donner soit une réflexion soit une justification de sa production même devant l´histoire qui lui a offert une possibilité extraordinaire pour réaliser les rêves de son monde musical.Il faut d´autre part se demander, si l´on doit et peut décrire cette soi-disant musique nouvelle. Il est évident, que l´on a décrit pendant des siècles la musique traditionnelle qui s´est établie, au fils des temps, dans un système connu, apprécié et appris par tout le monde. L´on peut même prétendre, que ce système est devenu quasi un a priori.

 Deux mondes

L´auteur se demande également, s´ il y a, par nécessité ou par volonté, une rupture entre la musique traditionnelle et la musique électronique.
Fait est, que la tradition musicale classique appartient au monde visible, écoutable et compréhensible, c´est le monde fait par des hommes pour des hommes.
La musique électronique fait partie d´ un autre monde qui se situe au-dessous du monde premièrement donné, c´est le « sous-monde ». Dans celui-ci, il y a en outre, seulement  des mouvements de particules que l´on peut faire écouter. C´est un miracle. Cela sonne complètement d´une autre façon que la sonorité traditionnelle et connue.
Pour cette raison, on doit nommer cette nouvelle matérialité  exclusivement physique.

 

La physicalité de la musique électronique

 La distinction traditionnelle peut venir en tête, la distinction entre les pensées qui sont humaines, et l´étendue, ce sont les choses quasi données et naturelles. Dans la philosophie traditionnelle, ce sont les deux parts du monde, partant de la philosophie grêcque, jusqu´ à nos jours: Il y a des pensées en relation avec la condition humaine, et des autres qui correspondent à la nature.
L´art et la musique traditionnelle sont enracinées, du moins partiellement, dans les pensées humaines.
L´on peut appeler cela le spirituel. Par contre, la musique du « sous-monde »  est fondée dans la pure physicalité qui est exclusivement materielle et sans une sous-entendue spirituelle.

 L´art par auto-création

Il faut aussi se demander, si, avec cette physicalité, une œuvre d´art peut se créer ou non.
L´esthétique classique exige toujours un créateur spirituel ou divin.
Ce monde est créé avec volonté, intention et but.
Du point physique monde s´est créé par auto-organisation, cela veut dire par un assemblage d´ éléments primaires sans avoir un but définitif.

 

 

Le mystère de la musique électronique

L´auteur de cet article – publié sur son site internet qui est tout d´abord dédié à l´écoute de ses œuvres électroniques - se demande s´il est nécessaire de s´exprimer sur ce thème pour être écouté.

Le système traditionnel – parfait et humain

L´auteur a  fait des études  traditionnelles de musique classique,  cela veut dire dans la tradition appréciée exclusivement au sein de la culture occidentale.
Voici le problème d´un musicien qui ne peut que faire la connaissance d´ un système traditionnel. Ce système de musique traditionnelle depuis  J. S. Bach jusqu´ à M. Reger est en lui-même limité.
Normalement, l´amateur ou le professionnel de ce système ne s´intéresse qu´ à l´exécution des pièces données. Il lui faut acquérir ou posséder une dextérité  ou une capacité de mouvements corporels (les doigts, la voix). Il ne s´intéresse pas au fond qui est la prémisse de cette possibilité.
L´on peut dire que ce système auquel l´artiste,  l´exécuteur et le compositeur se sont asservis,possède une possibilité de perfection. Les œuvres et les présentations concernant la beauté et la dextérité et aussi le talent des exécuteurs sont en elles-mêmes parfaites.
L´on peut dire aussi, que ce système est fait par l´homme et pour l´homme, c´est donc peut-être la raison pour laquelle celui-ci s´est répandu dans tout le monde entier. Apprécié par toutes les personnes, il est quasi éternel. Ce système, on peut le décrire ainsi comme une « culture ».

La différence fondamentale

Et maintenant, il y a depuis seulement peu de temps la soi-disant musique électronique. La première question qui se pose est celle de la vérité et de l´efficacité de cette musique: « Cette musique, est-elle faite comme musique ou est-elle quasiment  une chose totalement différente? « Et puis : » Y a-t-il une rupture  ou un clivage, même un fossé entre les deux musiques ? »

L´auteur ne veut pas se prononcer ici, car cela mènerait trop loin.  L´on peut alors s´ imaginer un studio  musical dans lequel se trouve un instrument traditionnel, un piano à queue ou peut-être un nouvel instrument venant de France. Le piano possède des touches qui sont les clés pour le système traditionnel : do, ré, mi, fa … Il y a une  distinction entre les touches blanches et noires. Tout de suite,  l´on voit la hiérarchisation du système et également  la valorisation des tons qui est là très évidente.

Au contraire, on trouve dans ce studio  des instruments avec des potentiomètres au lieu de touches. Il y a une matrice, administrée par le travail mystérieux de l´ordinateur. Voici donc la différence fondamentale entre la musique traditionnelle et les œuvres de l´ ordinateur, parce que les instruments électroniques sont aussi des ordinateurs spécialisés. Et cela suffit.

 Un monde totalement différent

Il faut dire que cette musique électronique nous emmène à une compréhension du monde totalement différente. La musique traditionnelle s´ oriente vers les hauteurs, le cosmos et le ciel - et pourquoi pas vers Dieu - et révèle ainsi une certaine divinité de la musique.
Par contre, par les ordinateurs et les instruments électroniques, l´on fait la connaissance d´ un monde inférieur qui va jusqu´ à la physique quantique.

 La musique électronique - surtout ineffable

Pour finir, la question qui se pose sur la possibilité d´une description de ces données, est alors résolue : Le système classique peut être compris par des nombres, des  chiffres. Dans cette musique traditionnelle, l´on trouve la clarté et la limpidité de la matière. C´est tout à fait compréhensible.
En écoutant cette, le clivage entre le monde culturel et physique se fait ressentir. L´ on éprouve alors un  manque de possibilité de compréhension. On doit se demander : « Qu´est-ce que c´est que cette musique? »
L´auteur ne retrouve pas d´ autres termes pour cette musique que les suivants : mystérieuse,  toujours  intéressante, inédite, nouvelle, intouchable et surtout ineffable.

Une réflexion

Une réflexion 

En plus  du contenu  musical sur Internet, j´ai envie de réflechir sur mon monde de la musique électronique du point de vue personnel et historique.

Qu´est-ce que c´est que  cette musique ?

Je doute, bien que  j´aie fait cette musique dans l´espace d´ environ trente ans. En considérant cette situation, je livre quelques réflexions concernant ma production musicale.
Après ces remarques introduisantes, j´accentue quelques sujets qui méritent d´être y abordés dans ce domaine.
D´ abord un peu de philosophie dans laquelle il y en a souvent des antinomies. La première en est la différence supposée entre création (Dieu) et développement naturel et humain, ce qui est considéré comme un regard anti-métaphysique. Il y a toujours la réalité de la musique classique fondée sur un système totalement fait par l´ être humain, l´imagination et les pensées de l´homme.  Par contre, il y a une offre naturelle, physicale et réelle qui est pratiquement cachée quasi comme un mystère au sein de la nature. Le producteur de musique électronique peut découvrir et révéler ce mystère. L´on doit dire qu´ il n´apparaît pas  dans des instruments humains, maisil  est l´énergie et la puissance de l´électricité. Pour la philosophie classique, il y a un monde qui apparaît au-delà,  le ciel avec l´ rélévation des loies celestes. L´ électricité montre le contraire : un monde apparaît à rebours du monde classique. C´est une facticité qui exclut définitivement toute métaphysique, c´est un monde d´une nudité physicale qui doit être dépaysante ou bouleversante pour les hommes qui vivent à la surface d´un monde imaginé et bien formé.

Comment peut-on y arriver en cherchant à découvrir ou produire cette musique ?

Je prends comme exemple un assez nouvel instrument, le « Matrix » de l´entreprise française « Arturia ». Et je fais une comparaison : Ma profession d´avant comme organiste, c´était un monde musical idéal qui s´appuyait sur une parfaite  différenciation  des sons appelés registres (p.e. flûte, trompète…) et ainsi que sur  la dextérité des doigts et des pieds pour mettre l´instrument en marche.
Le « Matrix »  se lie  à  l´histoire par des touches, mais au fond, c´est une contradiction, parce que l´on ne peut  ni jouer une polyphonie ni des accords qui sont la condition fondamentale de la musique historique. Par contre, l´on trouve une offre  de quelques oscillateurs comme correspondance aux outils traditionnels afin de construire un son ou une sonorité complexe. Le son reste alors et aussi change perpetuellement en multipliant sa complexité par mélange des oscillateurs.
Normalement,  les doigts bougent sur les touches. Pour utiliser les données du « Matrix », l´on peut échaffauder et créer des sons sans utiliser les touches. La musique classique s´effectue horizontalement (les touches). Par contre  il y a un développement dans la verticalité.

 Le clivage entre la musique électronique et classique

Pour en finir avec ces réflexions, je constate de plus en plus un clivage entre la spécificité du « Matrix » ou beaucoup d´autres instruments semblables, p. e. les logiciels comme « Zebra » et « Icarus » ou « Reaktor 6 », en utili- sant seulement l´ordinateur qui est le plus éloigné des touches traditionnelles.
La musique classique offre des apparences humaines : L´on est affecté et féru de cette musique qui peut faire provoquer des sentiments profonds de l´écouteur. Par contre, les productions électroniques amènent à trouver des connaissances toujours nouvelles et inédites d´un autre monde qui peut être désigné comme abstrait.
Mais, pour finir, il faut dire que l´homme, normalement, se dirige vers les apparences données. Pour faire connaître le monde musical au-delà de l´histoire et de la tradition, et pour finalement encore une fois, exprimer mon  admiration et mon enthousiasme pour cette nouvelle musique et cette nouvelle émergence, je ne cesse de décrire ce phénomène, d´ ailleurs sans savoir, si mes productions audibles de mon site et si ma description ci-dessus est un succès ou un échec. Le possible de la musique électronique s´inscrit dans mon histoire personnelle et dans l´ histoire musicale.